Grit Groupe de Recherche sur l'Image et le Texte
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Exposition

Textes et images en Wallonie
Imaginaires du monde

L
A Wallonie a donné naissance à des écrivains, des peintres, des illustrateurs, des dessinateurs, des scénaristes, des éditeurs. La Wallonie, terre d’accueil, a été, est et sera une région riche en créateurs de tous genres. Les artistes n’ont jamais connu de frontières et, parmi ceux-ci, quelques-uns se sont appliqués à la difficile tâche d’allier textes et images ; cette exposition tente d’en rendre compte. Le livre illustré, la bande dessinée et la littérature d’enfance et de jeunesse ont pour trait commun la présence simultanée de l’écrit et de la représentation imagée. Leur évolution fait partie intégrante de notre patrimoine culturel. L’évolution, c’est non seulement celle de l’homme, mais aussi celle des hommes et la conjonction des différents moments de l’histoire, avec tout ce que cela comporte de changements, d’évolution sociale, économique et technique sans oublier celle des mentalités.

En matière d’illustration, de François Jacquemin à Henri Michaux, d’Eddy Devolder à Gustave Marchoul, de Gabriel Belgeonne à Jacques Meuris, nombreux sont nos créateurs, écrivains et plasticiens, qui se sont passionnés pour les enjeux croisés du texte et de l’image. À la recherche d’un espace poétique nouveau, certains ont pris part à des projets d’éditeurs pour qui il n’y a pas de mots sans images ; d’autres se sont essayés à ce dialogue lors de rencontres qui leur ont permis d’aller au-delà des langages constitués. Dans tous les cas, de tels dialogues, où chacun transforme l’autre, déjouent nos habitudes de représentation.

En ce qui concerne la bande dessinée, il n’est guère besoin d’insister sur son importance en Belgique francophone, au point que ses héros les plus illustres, tels Tintin, Spirou ou Gaston, en sont devenus les ambassadeurs. La Wallonie fut, en tout cas, une terre d’extraordinaire développement de la bande dessinée et, à n’en pas douter, d’innovation dans la relation image/texte, atteignant parfois une osmose qui frôle la perfection.

Quant au livre de jeunesse, de nombreux documents, présentant des œuvres d’auteurs, d’illustrateurs ou d’éditeurs wallons, des années 30 à nos jours, jalonneront ce parcours, comme autant de représentants exemplaires d’un univers riche et foisonnant.

Dans tous ces domaines, une constante : appelés à entrer en relation, image et texte vont devoir s’apprivoiser. C’est que leur cohabitation ne va pas de soi. Il s’agit par nature d’une relation instable, complexe et variée. L’équilibre est précaire et les écarts fréquents. Organisée sur trois niveaux, l’exposition se propose d’en rendre compte : d’un côté, on trouve des exemples illustrant un excès de texte par rapport à l’image ; de l’autre, c’est l’image qui est prépondérante ; entre les deux, la relation texte/image se place dans un relatif équilibre.

En outre, notre exposition trouve son ancrage dans notre terroir, mais en le considérant comme un tremplin vers l’universel. Les critères de sélection en témoignent : la dimension wallonne doit être considérée au sens large. Il peut s’agir d’un auteur qui a vécu en tout ou en partie en Wallonie, d’un illustrateur, d’un éditeur s’y étant établi, ou de toute autre relation étroite avec notre région. Dans tous les cas, ces textes et images de Wallonie nourrissent les imaginaires du monde.

Le livre littéraire illustré

Jacques CARION

Les écrivains, les peintres et les éditeurs qui, à un moment ou à un autre, ont créé, en Wallonie, des livres illustrés, donnent à lire et à voir à la périphérie de la grande production, une étonnante diversité de rapports entre le texte et l’image.

Certains de ces rapprochements portent la marque de la tradition. Ainsi, lorsque des textes de René Meurant ou de Robert Poulet sont accompagnés de dessins d’Élisabeth Ivanovsky ou d’Alice Frey, ils sont simplement cotoyés par des compositions qui ont une fonction ornementale. Il s’agit là, dans le Bestiaire des songes de l’auteur namurois ou dans Les Gazomètres de l’auteur liégeois, d’une sorte de périphrase plastique : l’image compte moins pour elle-même qu’elle ne sert le texte et, dans ces deux exemples, elle trouve son origine dans l’iconographie populaire.

L’intervention des surréalistes est venue rompre une telle tradition illustrative. René Magritte, Paul Delvaux, Jane Graveron et Armand Simon, pour n’évoquer que ceux-là, ont parfois donné des dessins à des amis écrivains. Au-delà d’un geste de complicité, le premier ajoute à la quête de Paul Éluard un graphisme frémissant (Les Nécessités de la vie et les Conséquences des rêves précédé d’exemples) ; le dernier accompagne le texte d’Achille Chavée de traits cruels et ambigus (7 poèmes de haute négligence) ; chacun, cependant, tout en rendant visible, à côté du texte, une présence momentanée, prend bien garde de ne pas s’éloigner de son monde...

Plus durablement inscrites semblent les rencontres suscitées sous des appellations telles que Cap d’encre ou Manière noire. Le lisible et le visible s’attirent et s’affrontent.

Près des textes s’élaborent des gravures et des fonds noirs. S’en détachent des formes ou des figures qui font face à la parole poétique, se dressent parfois à son encontre, l’attirent à d’autres moments dans leur ombre.

Des rencontres de cette qualité ont été régulièrement provoquées par des éditeurs pour lesquels il n’y a pas de mots sans images : Tétras Lyre, à Soumagne, Tandem, à Gerpinnes, L’Atelier de l’Agneau à Liège ou le Daily Bul à La Louvière ont suscité des élans partagés. Dans des livres qui, parfois, se plaisent à la modestie de leur apparence, des connivences prennent forme. Prose et poésie, dessin et peinture s’attirent. Dans Marais d’étoile, l’érotique voilée et le ton débridé de Gabriel et Marcel Piqueray trouvent un écho dans la douceur et l’âpreté, le calme et la violence des dessins de Camille De Taeye. Dans Le Mot L’Espace, les bois de Gabriel Belgeonne laissent le texte de Michel Voiturier à toute sa densité, mais ils confèrent à l’espace sa réalité et sans fin ils y relancent les phrases ; dans Sottovoce, ses eaux-fortes, sans jamais mordre la surface du texte de Nicole Malinconi, ajoutent une trace durable qui se répète et se transforme de page en page, et qui empêche l’effacement.

Quelques écrivains, au gré des rencontres, ont eu de passionnants dialogues avec des plasticiens. François Jacqmin, Philippe Jones, André Schmitz ou Jacques Meuris ont ainsi créé en harmonie profonde avec Serge Vandercam, Jean-Luc Herman, Francis De Bolle ou Jules Lismonde... Ils se reconnaissent l’un l’autre, révélant au lecteur de communes présences, une profonde entente à l’intérieur de la diversité. De tels échanges, qui reposent sur une liberté réciproque, déjouent nos habitudes de représantation, troublent et avivent notre perception, comme dans Élémentaires où le temps - qui régit la lecture du texte écrit par François Jacqmin au plus près de ce qu’il veut saisir - est tantôt figé, tantôt volatilisé par la peinture de Jean-Luc Herman.

La bande dessinée

Claude DUÉE et Pierre MARLET

La Wallonie est pour la bande dessinée une terre d’histoire. Elle héberge et a hébergé de nombreuses maisons d’édition, un nombre impressionnant d’auteurs y sont nés ou y ont vécu. Avec un patrimoine aussi riche que varié, dont quelques chefs-d’oeuvre, les mots et les images se bousculent quand il s’agit d’illustrer l’évolution de la relation Image/Texte en bande dessinée. Le plus complexe a été de choisir et d’inscrire les planches et les vignettes dans un parcours reflétant l’histoire de ce couple paradoxal en combinaison instable que constituent l’image et le texte.

En Wallonie comme ailleurs, l’image va mener un long combat pour s’imposer. Et quand on dit "long" c’est tout relatif : en 1946, on trouve encore dans des revues comme Wrill de longs textes illustrés de quelques dessins à la manière de ce qui se faisait au siècle précédent. En 1957, dans Spirou, les lettres du texte sont emportées par le souffle du dessin : celui de l’explosion déclenchée par Gaston Lagaffe que Franquin vient d’inventer. Franquin et Hergé, auteurs incontournables, vont, avec d’autres, faire évoluer de façon déterminante les codes de la bande dessinée.

En créant Tintin, Hergé invente pratiquement un nouveau langage : il commence déjà à iconiser le texte puisqu’il le fait entrer dans l’image à travers les bulles. Certes, le procédé existe depuis 1896, aux États-Unis, mais il mettra trente ans à traverser l’Atlantique. Et c’est Hergé qui va donner au procédé toute sa mesure en créant une dynamique nouvelle désormais inhérente au genre. Les codes de la bande dessinée vont ainsi se constituer pour une large mesure en Belgique francophone. Franquin achève en quelque sorte le processus : avec son anti-héros Gaston, il va utiliser les codes de la BD pour les utiliser au service de la parodie et de la dérision. Avec lui, c’est à la fois l’osmose et l’éclatement de la relation texte/image.

De l’après-guerre aux années 70, toute cette créativité de la bande dessinée en Wallonie et à Bruxelles va s’exprimer au travers de deux revues à la fois concurrentes et complémentaires : Tintin et Spirou, l’école de Bruxelles contre celle de Marcinelle. Ensuite, c’est après Hergé et après Franquin la troisième grande étape : l’émergence d’une BD moins traditionnelle, plus adulte avec comme pôle une nouvelle revue importante : À Suivre...

Un combat de l’image pour s’imposer, écrivions-nous plus haut. D’abord illustratrice au service du texte, elle devient le moteur du récit et prend de plus en plus d’importance. Dans les oeuvres de Jacobs, le texte envahit souvent l’espace des vignettes. A contrario, Spirou. Machine qui rêve, de Tome et Janry, comprend de nombreuses planches sans parole. Globalement, on est passé d’un déséquilibre au profit du texte à un relatif équilibre image/texte. Avant de retrouver un nouveau déséquilibre mais au profit de l’image cette fois.

Si, au cours des vingt dernières années, la bande dessinée est parfois muette, c’est pour faire porter délibérément tout le poids du récit à l’image seule. La célèbre première planche de Silence de Comès nous procure une sensation d’étrangeté et illustre d’emblée le titre par une absence totale de texte si ce n’est une phrase écrite. L’image assume le silence... D’autres fois, elle iconise la musique et crée ainsi des univers sonores. C’est le cas dans Congo 40 de Warnauts et Raives. Ou bien encore, le voilà qui fait exploser les contours des cases pour créer une ambiance poétique comme dans Bidouille et Violette d’Yslaire. Les styles du dessin se diversifient et portent la marque de leur auteur.

Face à cette omniprésence de l’image, le texte fait pourtant un retour remarqué. Citons par exemple Jean-Claude Servais qui, dans Lova, fait sortir le texte des cases pour le placer en-dessous des vignettes. Retour aux sources ? Oui et non : après avoir tatonné et institué les codes, il est naturel que la bande dessinée joue avec ceux-ci en puisant dans les origines la source d’une cure de Jouvence. Un renouvellement également assumé par une bande dessinée d’avant-garde très friande de noir et blanc. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme : l’adage vaut aussi pour une bande dessinée wallonne qui, en trois-quart de siècle, a fait preuve d’une importante créativité dans la relation texte/image, contribuant de manière déterminante à l’institution d’un nouveau genre littéraire.

La littérature d’enfance et de jeunesse

Laurent DÉOM

La coexistence du texte et de l’image prend, dans le champ de la littérature enfantine et juvénile, tantôt la forme de l’album, tantôt celle du livre illustré, l’un et l’autre se définissant selon un critère quantitatif : alors que, dans l’album, l’image est prépondérante, le livre illustré, quant à lui, fait la part belle au texte (cf. Marion DURAND et Gérard BERTRAND, L’image dans le livre pour enfants, Paris, L’école des loisirs, 1975, p.9).

La petite enfance se situe nettement du côté de l’image. Même si celle-ci n’est pas tout à fait évidente (cf. Claude LE MANCHEC, L’album, une initiation à l’art du récit, Paris, L’école, 1999, p.24), elle est tout de même, pour le jeune lecteur, moins étrange que le texte. Avant l’alphabétisation, en effet, l’écrit demeure hermétique à l’enfant, qui a besoin d’un tiers pour en décoder le sens, alors que l’image représente un espace de liberté dans lequel il est capable de se promener sans guide - quand bien même son parcours se transformerait en errance. Les codes propres à l’illustration ont beau nécessiter un apprentissage pour être maîtrisés, ils ne font pas obstacle à la familiarité que l’enfant entretient avec l’image. Celle-ci fait office, pour lui, de « pré-langage », plus immédiatement accessible que le langage articulé, et qui jouera un rôle important dans l’apprentissage de la lecture (cf. Marion DURAND et Gérard BERTRAND, op. cit., p.86).

L’image n’apparaît cependant jamais tout à fait seule. Aucun album, en effet, ne fait l’économie des indications paratextuelles minimales (titre, auteur, éditeur...), indispensables, sinon à sa publication, du moins à sa diffusion. Mais ces concessions accordées à l’écrit demeurent parfois périphériques, puisque certains ouvrages, comme Le chat et le poisson d’André Dahan, se révèlent, une fois tournée la page de titre, entièrement composés d’images. C’est alors l’illustration qui, à elle seule, assume l’intégralité de la narration, prouvant, s’il en était besoin, qu’elle n’est pas, pour ce faire, tributaire de l’intervention explicite du matériau linguistique.

Quelles que soient son élaboration et sa complexité, l’image, en raison de sa nature propre, n’est cependant pas capable de tout exprimer. Elle doit donc recourir au texte si elle ne veut pas se limiter à des histoires desquelles la parole serait absente et qui se montreraient muettes quant à l’intériorité des personnages. Ce faisant, elle n’abandonne pas forcément sa prééminence : gardant sur le texte un avantage quantitatif, elle est capable en outre d’influencer la forme de l’écrit (la typographie manuscrite produit un texte iconisé chez Anne-Laure Witschger, la mise en page de l’écrit est conditionnée par l’illustration dans l’Histoire de Roger raton relieur de Hugues et Françoise Hollenstein) ou dans son contenu (il donne à lire ce que l’image donne à voir). Mais il est rare que le texte ne soit qu’une réduplication verbale de l’illustration : même lorsqu’il lui semble subordonné, il apporte une précision ou une explicitation dont il est le seul à détenir la clef, allant parfois jusqu’à justifier le titre (le Oui de Josse Goffin ne se comprend que par rapport aux « non » répétés par les animaux rencontrés tout au long de l’album, tandis que la Chanson des nombres de Heidi Holder n’en est vraiment une que grâce à l’intervention du texte).

Plus l’illustration est mise en œuvre de façon complexe, plus le texte se fait nécessaire. Les images associées, par exemple, verront leur cohérence renforcée par lui, qui assure la continuité entre elles - mais qui, dans Le sapin de Noël de Gabrielle Vincent, demeure minoritaire. Le texte peut prendre une forme plus académique, dans sa typographie et dans sa mise en page, il peut même s’assurer le contrôle de la narration, il doit encore parfois céder le pas à l’image, qui, seule, révèle des détails que lui passe sous silence.

Le point d’équilibre entre texte et image ne serait-il qu’une chimère ? De façon absolue, sans doute. Mais on peut s’en approcher dans la réalité : c’est ce que montre l’ouvrage - album ou livre illustré ? - de Simon James, Charlotte et l’écureuil, dans lequel tous deux se révèlent également nécessaires l’un à l’autre.

Toutefois, cet équilibre est fragile. Bien vite, le texte prend le pas sur l’image : elle en vient à se calquer sur lui, dans un double rapport d’analogie et de dépendance, puisque c’est le texte qui dicte les règles du jeu. Même si, parfois, l’illustration peut encore, sur certains détails, imposer sa volonté (notamment en ce qui concerne la disposition du texte sur la page), elle doit maintenant se contenter d’un rôle de faire-valoir (Didier et le circuit miniature d’Alain Grée et Philippe Salembier), à moins qu’elle ne prenne sa revanche dans le domaine esthétique (la série des Martine, dans lesquels le talent de Marcel Marlier permet à l’illustration de rivaliser avec le texte de Gilbert Delahaye).

Avec le roman pour adolescents et la prédominance évidente du texte, on entre dans le domaine du livre illustré. La production destinée aux enfants comportait déjà des ouvrages de ce type, qui se font plus nombreux à mesure qu’avance l’âge des lecteurs. Plus l’enfant grandit, en effet, plus sa maîtrise du langage lui permet d’aborder des livres dans lesquels le texte tient une place importante. L’image sert alors à souligner tel ou tel élément de la narration ou à agrémenter le texte - surtout quand elle apparaît en hors-texte, car elle ménage alors une pause dans une lecture qui, surtout pour un jeune lecteur, peut se révéler fastidieuse.

Qu’il s’agisse d’illustration plastique (Nathanaële Vogel, Christian Maucler...) ou de photographie (Marie-Françoise Plissart), l’image se fait, pour les adolescents, de plus en plus discrète : apparaissant parfois encore en hors-texte, elle finit par se cantonner à la couverture (chez Marabout, dans les collections « Travelling » ou « Espace Nord. Zone J », etc.). Il est vrai que les lecteurs en ont de moins en moins besoin, au fur et à mesure qu’ils évoluent ; il est tout aussi vrai qu’ils la tolèrent de plus en plus mal puisque, en leur rappelant leurs lectures d’enfants, elle les ramène à un âge avec lequel ils prétendent couper.

Bien que confinée dans les limites étroites de la couverture, l’image continue de jouer un rôle important : elle est chargée d’« accrocher » le lecteur (dans une perspective commerciale : l’acheteur), qui, parfois, choisira à cause d’elle d’ouvrir le roman ou de le laisser sur l’étagère. Dans ce rôle d’« avant-texte », qui à la fois attire le lecteur, synthétise l’esprit du roman et/ou l’ouvre sur de nouveaux horizons, l’illustration dépasse le cadre de la littérature d’enfance et de jeunesse pour s’aventurer de temps à autre dans la littérature dite sérieuse - qui montre ainsi qu’elle n’est pas obligée de revêtir une forme austère.

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Envoyer un mail au GRIT - Mise à jour : mercredi 16 décembre 2015