Grit Groupe de Recherche sur l'Image et le Texte
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RÉFÉRENCE
TILLEUIL Jean-Louis, MARLET Pierre, PIRMEZ Chantal et VANBRABAND Catherine, « Du "Masque" à "L’Épervier", quelles nouvelles ? », dans ENGEL Vincent et GUISSARD Michel (sous la dir. de), Le genre de la nouvelle de langue française aux frontières des autres genres, du Moyen Âge à nos jours, volume premier, actes du colloque de Metz (juin 1996), Louvain-la-Neuve, Quorum, 1997, p. 342-355.

Jean-Louis Tilleuil
Jean-Louis Tilleuil est professeur à la Faculté de philosophie, arts et lettres (UCL). Ses enseignements et ses recherches portent sur l’étude sociocritique des productions littéraires et sur la (...) Plus...

Pierre Marlet
Membre fondateur du GRIT, Pierre Marlet oriente ses recherches sur la relation image-texte dans la bande dessinée. Romaniste de formation (U.C.L.), il a complété son parcours par des études en (...) Plus...

Catherine Vanbraband
Linguiste et logopède de formation, Catherine Vanbraband mène depuis une quinzaine d’années des recherches au sein du GRIT. À côté d’articles consacrés à l’étude de la bande dessinée, elle a (...) Plus...

Chantal Pirmez

article

[extrait]

Du « Masque » à « L’Épervier », quelles nouvelles ?

A
FIN de faire apparaître d’éventuels mécanismes propres à la « nouvelle » en bande dessinée, il nous a paru opportun de nous centrer sur un exemple concret. En l’occurrence, nous avons choisi de confronter deux séries : celle de Masquerouge (plus précisément les trois premiers volumes) [1] et celle des Sept vies de l’Épervier [2]. Les raisons de ce choix, plutôt qu’un autre, sont multiples : les deux séries sont l’œuvre des mêmes auteurs, Cothias et Juillard ; ces auteurs jouissent d’une reconnaissance dans le monde de la BD (Juillard vient d’être couronné à Angoulême pour l’ensemble de son œuvre) ; le cadre historique est comparable (le XVIIe siècle français d’Henri IV et de Louis XIII) ; les thèmes sont très proches, à tel point que l’on retrouve des scènes semblables dans les deux séries ; enfin, la longueur respective des récits nous autorise une fructueuse confrontation : d’un côté, Masquerouge 1 est composé de quatre récits de dix à douze pages, de l’autre, Les sept vies de l’Épervier étalent un long récit sur sept albums de quarante-huit pages. Précisons enfin que l’œuvre de Cothias-Juillard date des années 1980-1990, une époque où la BD connaît à la fois un développement sans précédent et une légitimation qui a changé son visage et — permettez-nous de l’écrire — son image.


[1] P. COTHIAS et A. JUILLARD, Masquerouge 1, Masquerouge 2, Masquerouge 3, Grenoble, Glénat, 1984.

[2] P. COTHIAS et A. JUILLARD, Les sept vies de l’Épervier, Grenoble, Glénat (Vécu), t. 1 : La blanche morte, 1983 ; t. 2 : Le temps des chiens, 1984 ; t. 3 : L’arbre de mai, 1986 ; t. 4 : Hyronimus, 1988 ; t. 5 : Le maître des oiseaux, 1989 ; t. 6 : La part du Diable, 1990 ; t. 7 : La marque du Condor, 1991.

Référence : TILLEUIL Jean-Louis, MARLET Pierre, PIRMEZ Chantal et VANBRABAND Catherine, « Du "Masque" à "L’Épervier", quelles nouvelles ? », dans ENGEL Vincent et GUISSARD Michel (sous la dir. de), Le genre de la nouvelle de langue française aux frontières des autres genres, du Moyen Âge à nos jours, volume premier, actes du colloque de Metz (juin 1996), Louvain-la-Neuve, Quorum, 1997, p. 342-355.
 
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Envoyer un mail au GRIT - Mise à jour : mercredi 16 décembre 2015